Faire évoluer la grande distribution pour qu'elle devienne une forme de commerce responsable et durable

Je viens de répondre au questionnement d’un collègue élu, inquiet après visionné le reportage de Canal +  intitulé « les arnaques de la grande distribution » qui me demande, je le cite, « si un jour nous avions réfléchi à faire quelque chose contre cet état de fait monopolistique des 5 grandes centrales de la grande distribution qui nous dessine un monde … que nous ne voulons pas forcément ! ! »

 La position monopolistique, les ententes entre grandes centrales, ont été mis en lumière par des procès suite à des plaintes en justice d’autres distributeurs, procès rares mais retentissants. Les associations de consommateurs dénoncent les pratiques promotionnelles douteuses depuis longtemps, mais ces pratiques perdurent. Les fournisseurs obligés de vendre sous la contrainte du système des marges arrières ont vite déchanté face à l’échec de la politique gesticulatoire du Gouvernement Sarkozy, incapable de réguler ces rapports complexes au « coup de menton », et encore plus incapable d’encadrer les prix de vente et de garantir le pouvoir d’achat des consommateurs.

 Ces dérives sont inacceptables, doivent être combattues. Tout cela ne relève aucunement de la compétence de Brest Métropole Océane, encore moins de la Ville de Brest, mais bien de l’Etat, à la fois dans son rôle de régulation de la concurrence et de répression des fraudes, et dans la vigilance que devrait entretenir les procureurs des parquets pour poursuivre chaque affaire portée à leur connaissance. Or, on constate des lacunes dans l’exercice de ces compétences régaliennes.

 On pense au lobbying intense de ces groupes de distribution, qui sont des géants économiques, structurant des filières entières de production, et qui sont des employeurs importants. Le fait de dire que le modèle économique de la grande distribution et certaines de ses pratiques posent problème, nécessitent d’être régulés, ne signifie pas que la grande distribution doive disparaître du paysage économique français. Le manichéisme est justement ce qu’il faut éviter, afin de l’amener inexorablement, par touches successives, à se transformer en distribution responsable de ses externalités, ancrée sur son territoire, durable au plan social et environnemental. Il faut trouver les bons leviers. François Hollande y est sensible, lui qui annonce dans sa proposition n°6, je cite, « Je donnerai aux producteurs les moyens de s’organiser pour rééquilibrer les rapports de force au sein des filières face à la grande distribution ».

 C’est donc par un débat national et une politique d’Etat claire que cette question complexe de la régulation de la distribution, de sa transformation au bénéfice des citoyens et des territoires, sera résolue. Pour autant, nous avons notre part de responsabilité à prendre au niveau local.

 A ce sujet, la politique de notre collectivité vise à encadrer autant que faire se peut le développement des points de vente de ces groupes de distribution afin d’équilibrer leur présence, leur volume et leur répartition sur le territoire par le biais de nos politiques d’aménagement commercial : Schéma de COhérence Territorial au niveau du Pays, Plan Local d’Urbanisme sur Brest Métropole Océane, politique partenariale concertée avec la Chambre de Commerce  et la Chambre des Métiers lorsque nous sommes vendeurs des locaux ou des terrains dans les opération publiques…

 D’un autre côté, nous mettons en place des politiques de soutien aux autres formes de distribution, pour que la grande distribution ne les fassent pas disparaître. Nous n’avons pas le droit de le faire au titre de la régulation de la concurrence (c’est interdit par Bruxelles), mais nous le faisons au titre de l’aménagement du territoire, du développement durable et de l’animation de la vie urbaine et rurale.

Ainsi, avec l’Opération de Développement et de Structuration du Commerce et de l’Artisanat (ODESCA), nous avons une action avec la Chambre d’Agriculture de promotion des réseaux de vente de proximité sur le tout le Pays de Brest. Avec le service Economie Sociale et Solidaire de Brest Métropole Océane, nous mettons en place une réflexion structurée sur les circuits courts qui vise à recenser l’offre et à déterminer une politique d’organisation des points de vente. Avec la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des Métiers et de l’Agriculture, Brest Métropole Océane et la Ville de Brest contribuent au soutien des unions commerciales qui regroupent la plupart du temps des indépendants : convention trisannuelle pour une subvention par projets récurrents, apport en nature par le service animation, subventions ponctuelles par projet innovant (par exemple salon des Technologies de l’Information et de la Communication pour les commerçants…).

 Nous pourrions aller plus loin dans la structuration des filières de production et des points de vente, en aidant à développer les circuits courts sous toutes leurs formes, notamment par l’agriculture périurbaine. C’est l’orientation qui est actuellement réfléchie dans le volet commerce du Plan Local d’Urbanisme en révision : relocaliser le commerce pour un commerce durable et qui rencontre les enjeux de la ville de la proximité et son économie citoyenne.

 Quoiqu’il en soit, la grande distribution reste un acteur économique incontournable du territoire finistérien, et elle est utile par sa capacité à aller là où les autres formes de commerce ne vont plus (cœurs de quartier), par sa capacité à structurer l’aménagement de grands projets (grand commerce métropolitain), ou par sa capacité à rendre la ville attractive (services à la population, attirer de nouveaux habitants dans les nouveaux quartiers, favoriser l’émergence d’emplois…).

 La grande distribution française est la meilleure du monde, tout comme la haute finance française. Ce n’est pas un hasard. Nous formons dans les grandes écoles des élites qui sont formatées pour « industrialiser » tous les process de création de valeur et les convertir en valeur monétaire.

 Les valeurs durables que nous voulons promouvoir sont liées à des acteurs singuliers, à un territoire particulier, sont faiblement marchandes, sont à réinventer à chaque fois que les acteurs changent, bref, elles échappent à cette logique industrielle. C’est ce qui explique la difficulté à organiser leur expansion, mais c’est aussi ce qui fait que la collectivité est légitime à s’y investir dans le respect des limites de ses compétences économiques.

 Subsiste la difficulté de ne pouvoir subventionner directement, ni en monétaire ni en nature, les entreprises commerciales…

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Une contribution commerce au questionnaire du Sénat consultant les élus locaux

questionnaire du Sénat pour les élus locaux

François Marc, Jean-Luc Fichet et Maryvonne Blondin, sénateurs du Finistère, invitent les élus locaux à répondre à un questionnaire en ligne sur le site du sénat sur le thème des évolutions des collectivités locales et du rôle de l’Etat.

Dans la lignée du travail d’information et de lobbying auprès des parlementaires mené toute l’année dernière, j’ai tenu à saisir cette occasion de m’exprimer pour faire valoir tout l’enjeu de l’organisation de la ville de la proximité, en lien avec la régulation par l’urbanisme de l’implantation des commerces et des services de proximité, notamment médicaux (cabinets médicaux, kinés…).

En effet, je pense que les EPCI doivent avoir, sur un périmètre pertinent, la liberté de négocier et d’élaborer des documents d’urbanisme d’orientation, de planification et des règlements intercommunaux leur permettant d’organiser réellement l’ensemble de l’offre de services à la population sur leur territoire, et ce qu’il soit public ou privé, marchand ou non-marchand.

Il est particulièrement heureux que le Sénat, sous l’impulsion de son président socialiste, ait initié cette consultation, dans le cadre de la préparation des Etats généraux de la démocratie territoriale à l’automne.

Nous pouvons ainsi faire valoir que, dans le Pays de Brest, nos territoires sont mûrs et bien organisés pour exercer de manière équilibrée et responsable une nouvelle étape de la décentralisation, au service d’un projet de territoire durable.  Encore faut-il que l’Etat nous reconnaisse ces compétences, et mette à notre service ses capacités de médiation, sa confiance, son expertise, plutôt que sa capacité de nuisance bureaucratique ou la violence insidieuse de son abandon.

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La République en tribune (meeting de François Hollande à Brest)

François Hollande en tribune au meeting de Brest le 30 janvier

Un tribun républicain. Un vrai. Un qui fait dire aux petites dames d’un certain âge à côté de moi : « je ne savais pas qu’il disait des choses si justes et qu’il pouvait enflammer la foule comme ça ». A vrai dire, peu habituée des cercles parisiens ou des congrès annuels, moi non plus. Mais là, franchement, j’ai été impressionnée. Ce soir, entre 18h30 et 19h15, François Hollande m’a parlé de justice, d’égalité, de confiance, de fierté, de responsabilité comme rarement on m’en avait parlé. Oh bien sûr, il y a du métier. Oh bien sûr, il y a ça et là ces formules faites pour les médias.

Mais il y avait aussi autre chose. Quelque chose qui, lorsqu’on le reconnaît, fait monter les larmes aux yeux et donne envie de se mettre en marche. « Nous portons une idée plus grande que nous : servir notre pays » a-t-il dit. Et, nous qui l’avons vu, nous l’avons cru.

« L’égalité, c’est l’âme de la République ». Enfin une parole qui remet les valeurs au premier plan. Les français ont le droit d’être considérés, respectés, vus comme des atouts pour la France et non comme des boulets infra-compétitifs, des feignants fraudeurs, des handicapés de la Rolex.  »Certains s’enrichissent en dormant, d’autres s’apauvrissent en travaillant ». François Hollande a rappelé qu’il revient à la gauche, encore une fois,  de faire en sorte que l’impôt soit juste.

Qu’il revient à la gauche de redresser ce pays. Avec solidarité, avec justice. Pas pour nous, non, mais pour les générations qui viennent, pour les pays émergents, pour cette jeunesse qui mérite que l’on s’y consacre, par l’éducation d’abord, par l’insertion, par la solidarité générationnelle, parce « dépenser pour la jeunesse c’est investir pour l’avenir ». On lui dit souvent que reprendre le gouvernement d’un pays écrasé par la dette, miné par division, c’est risqué. Ce à quoi il répond qu’il préfère la responsabilité à la révolution, qu’il souhaite « rassembler, rassembler, ne repousser personne ».

A Brest, François Hollande a écouté les colères et les doutes de la Sobrena, constaté que la Bretagne élaborait l’économie de l’avenir avec les énergies marines, et a conforté son opinion selon laquelle « la France n’est pas un problème, c’est une solution dans la crise ».

Pour finir ce post (qui ne reflète pas tous les sujets abordés, par égard pour la patience de mes lecteurs), la phrase qui m’a vraiment définitivement convaincue de voter Hollande au premier tour : « français est le plus beau nom qui puisse être donné à un citoyen du monde »

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Les commerces de proximité tissent leurs réseaux

le meilleur du commerce de proximité sur un smartphone

La notion de commerce de proximité renvoie souvent à l’opposition conflictuelle commerce de centralité/commerce de périphérie, et se confond abusivement avec la proximité géographique. Les nouvelles technologies bouleversent cette dualité historique en proposant une nouvelle manière de considérer la proximité : celle qui consiste à être en permanence dans la poche de son client via son smartphone, ou sur son écran d’ordinateur à tout moment de la journée.

Dans notre société d’hyper-consommation, le citoyen croule sous les sollicitations plus ou moins claires, perd confiance face aux artifices de communication du marketing, et cherche désespérément des « réducteurs de complexité » qui lui permettent de faire le bon choix, celui qui correspond à ses besoins de consommation, à ses valeurs, à ses envies. En effet, nous avons tous moins de temps pour les courses, un budget qui se réduit, et fatalement plus de pression pour ne pas se tromper.

En accompagnant les unions commerciales locales dans leurs efforts d’attractivité, j’ai souvent observé que la question de la communication est traitée de manière très conventionnelle, en décalage avec son immense importance pour le commerce indépendant. On considère pourtant que la proximité avec le client, par l’accueil et la délivrance d’informations personnalisées, est l’un des facteurs clés de succès pour ces commerçants. Mais comment faire lorsque l’on a peu de moyens ?

Ici encore, une organisation en réseau prend tout son sens. Un commerçant moderne, c’est quelqu’un qui va chercher à adapter son offre à sa clientèle, dont il connaît bien les besoins et qui partage avec lui des valeurs communes. En quelque sorte, c’est l’animateur d’une communauté de clients. Et quoi de mieux qu’internet, un média accessible financièrement, pour cibler, informer et animer sa communauté ?

J’ai reçu il y a quelques jours Ludivine Huché de Commerces&Co qui mène une expérience très intéressante (et pour l’instant gratuite en modèle Freemium) de mise en relation entre clients et commerçants indépendants sur la toile. La version béta du site permet de géolocaliser ses commerces, de recevoir des actualités, bénéficier de programmes de fidélisation, découvrir de nouveaux concepts commerciaux, le tout en contrepartie d’une simple inscription. Sur le blog du commerce de proximité, vous pourrez découvrir qu’elle promeut les expériences innovantes de commerce communautaire, qui impliquent le citoyen dans l’acte d’achat et de distribution.

Je suis décidément de plus en plus convaincue que la re-localisation du commerce passe par une relation de réciprocité et de responsabilité entre commerçants et consommateurs-citoyens.
Ces expériences sur la toile préfigurent un véritable renouveau du commerce indépendant, et révolutionnent la notion de proximité pour lui donner tout son sens, aussi bien géographique que sociétal.

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Le Comité d’Ingénierie des Territoires, le think tank de la Fédération des Entreprises Publiques Locales

Les EPL se veulent fournisseurs de solutions aux nouveaux défis rencontrés par les territoires et les collectivités territoriales qu’ils servent au quotidien. Le Comité d’Ingénierie des Territoires est une instance de réflexion et de partage des bonnes pratiques, pour diffuser la culture de l’innovation et faire le point sur l’état de l’art dans les domaines d’actualité les plus brûlants. Le conseil d’administration de la Fédération des EPL a bien voulu m’en confier la Présidence, reconnaissant par là la faculté et la volonté des acteurs territoriaux brestois d’être à la pointe dans ce domaine comme dans bien d’autres.

 Je n’avais pas encore eu l’occasion de rendre compte des activités du Comité d’Ingenierie des Territoires (CIT) dans ce blog, aussi je me permets un petit retour en arrière.

J’ai eu le plaisir de présider et d’animer le 3e Comité ingénierie des territoires le 29 novembre 2011 sur le thème « Les équipements sportifs, nouveaux équipements structurants des territoires »

Le premier thème a été présenté par Jean-Claude Bordigoni (vous pouvez lire la présentation de JC Bordigoni ici ), expert en « Grands équipements sportifs » auprès de la Scet, est parti de l »exemple du Stade de France, levier du développement économique de la Plaine Saint-Denis, pour évoquer d’autres cas à l’étranger : Munich, Barcelone… et illustrer les caractéristiques d’une nouvelle génération d’équipements. Un constat simple : ces équipements coûtent cher (moyenne 3 à 4 000 € la place). Ils ne se justifient que s’ils permettent de générer un maximum d’activités.  L’équipe et le match ne sont qu’un vecteur, tous les jours il doit se passer quelque chose. Il doit être vecteur de relations économiques, événementielles et sociales : séminaires d’entreprise sur fond de valeurs sportives, patinoire et neige l’hiver, plage l’été, discothèque, cinéma géant, mariages etc. Bref, les grands stades sont des équipements trop structurants pour être laissés au seul usage des acteurs sportifs ! Le rôle de la formule Epl aux côtés de la collectivité locale consiste à bien cadrer les études préalables, d’organiser la consultation, conduire l’AMO et ensuite choisir les gestionnaires et conduire l’assistance à la phase d’exploitation.

Le second thème a été présenté par Quentin Bériot, directeur général de l’Ipsec : « Système d’information et système informatique : Quel rôle leur donner dans l’entreprise ? » ( vous pouvez lire la présentation de Quentin Bériot en cliquant ici).
En quoi l’informatique et le SI sont-ils stratégiques ? Comment aborder l’évolution ou la reconstruction de son SI ? Tous les projets peuvent-ils être gérés de la même façon ? Le contrat est-il un rempart contre l’échec des projets ? Autant de questions autant de réponses à découvrir à partir d’une expérience de mutation, d’un système complexe qui ne pouvait être repris à zéro car opérationnel en phase d’exploitation. Là aussi, on comprend que les enjeux structurants en interne (organisationnels) et en externe (relation clients) d’un SI font qu’il ne peut être laissé entre les  mains des seuls techniciens, mais qu’ils doit refléter exactement la vision de l’équipe dirigeante quant au modèle d’activité développé (business model).

La prochaine réunion du Comité aura lieu le mardi 13 mars 2011 de 9 h 30 à 16 h 30 et aura pour thème : « Financer autrement les EPL (et les projets des collectivités…) en temps de crise ». Le point sur les solutions innovantes avec des élus, des DGS, la Caisse des Dépôts, Dexia, le Crédit Agricole, l’ACUF et bien entendu des directeurs(trices) d’EPL.

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2012 à Brest, une année du Tonnerre !

Brest vous adresse ses meilleurs voeux en 2012

C’est une tradition bien agréable d’adresser ses voeux en début d’année. Mes pensées les plus sincères vont à tous ceux qui rendent nos succès possibles : collègues, personnels, partenaires, citoyens, qui, publics ou privés, sont tous impliqués dans notre « Fabrique de la ville » et du bien vivre ensemble. Que l’envie de faire et d’inventer soit notre devise en 2012 !

Cette année sera une année exceptionnelle pour Brest et son Pays. Tout d’abord parce que Les Tonnerres de Brest, 20 ans après la 1ère édition, feront la démonstration de l’image nouvelle de notre agglomération : dynamique, accueillante, chaleureuse. Du 13 au 19 juillet vous êtes conviés à une véritable exposition universelle de toutes les marines.

Ensuite parce le tramway sera mis en service à fin du mois de juin, juste avant les fêtes maritimes. Les plus grands travaux depuis la reconstruction de la Ville auront mis à rude épreuve les usagers des espaces publics, commerçants en tête, mais la réussite sera à la hauteur des efforts consentis par chacun.

Enfin, Brest ne sera plus caractérisée seulement comme étant la ville détruite en 44, mais surtout comme la ville du tram, du futur téléphérique urbain, avec un nouveau centre ville étendu à Recouvrance et au Plateau des Capucins, des départs de grandes courses au large, des ports animés, mondialement reconnue pour son travail sur les énergies marines nouvelles et la recherche de pointe. 

Commercialement parlant, un nouveau pôle de proximité Place de Strasbourg verra le jour, le passage commercial du Pilier Rouge sera transformé, le Super-U et l’espace commercial de Recouvrance seront entièrement rénovés, les nouveaux commerces du port du château seront ouverts, le permis de construire du nouvel Espace St Louis sera déposé ainsi que celui sur le futur ensemble commercial Leroy-Merlin au Froutven. Les rues du centre-ville continuent à voir arriver de nouvelles enseignes nationales attractives, et le renouvellement urbain est en marche sur la zone périphérique historique de Kergaradec Hermitage avec les travaux en cours de l’ensemble commercial Fly-Sport Leader-Quick à côté du Leclerc de Gouesnou, et les projets à venir de structuration autour du Castorama…

Ce ne sont que quelques échantillons de dizaines de projets d’initiative privée (dont plusieurs concernent les communes de la communauté urbaine) suivis par mes collègues et moi-même, attentifs aux demandes des citoyens et désireux de faciliter les projets des investisseurs.

Souhaitons-nous une belle année 2012 ensemble, une année du Tonnerre !

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Commerce de détail : le moral est bas, le Pays de Brest résiste

Graphe paru dans la note n°284 INSEE : indicateur composite de la tendance du commerce de détail

 Dans le n° 284 du 23 novembre 2011 de la note de conjoncture de l’INSEE, je relève que la conjoncture est relativement mal orientée dans le commerce de détail, en tout cas bien inférieure à son niveau moyen. Les indicateurs reviennent au bas niveau de septembre 2011. Selon les commerçants, le rythme des créations d’emploi s’est stabilisé ces derniers mois mais devrait progresser légèrement au cours des prochains mois, le total étant bas.

Pour les détaillants du commerce généraliste, la baisse de l’activité s’est accentuée, le niveau correspondant est désormais très bas. Toutefois, les perspectives de ventes et les intentions de commandes progressent, ce qui augure d’un probable retour à la moyenne. Ils estiment que leurs stocks sont très supérieurs à la normale depuis le mois de juin 2011.

Dans le commerce spécialisé, l’activité passée s’est de nouveau repliée. Les chefs d’entreprise sont nombreux à déclarer une baisse des ventes prévues et des intentions de commandes. Ils estiment leur situation de trésorerie très difficile.

A l’occasion de la première édition de la toute nouvelle Commission Intercommunale de l’Urbanisme Commercial le 22 novembre, la Chambre de Commerce et d’Industrie a présenté quelques résultats de son Observatoire du Commerce et de la Consommation. Tous les participants ont été vivement intéressés de constater que le commerce du Pays de Brest montre un dynamisme soutenu sur une période longue, ce qui me fait espérer que cette conjoncture nationale très morose aura peut-être sur notre territoire moins d’impact qu’ailleurs.

Je me propose de détailler dans un billet prochain les objectifs et le fonctionnement de cette commission, qui est une nouvelle étape passionnante dans la gouvernance partenariale de l’urbanisme commercial.

Je souhaitais surtout partager le constat que notre économie commerciale est robuste quelle que soit la tendance nationale, et que la politique poursuivie depuis plus de 20 ans n’y est certainement pas pour rien. L’implication du monde économique et de ses représentants CCI et CMA, la vision territoriale claire apportée par le SCOT et le PLU commerce de BMO, tout ceci fait que lorsqu’un commerçant s’installe, cela a du sens par rapport aux besoins de la population. Pas forcément dans les logiques folles de la financiarisation, qui durent ce que durent les bulles. L’économie qui fait « pschiiiit », très peu pour Brest !

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Le climat change, les commerces trinquent

La pharmacie de Kerinou a Brest inondée le 24/10 (source : Le Telegramme)

Lundi 24 octobre, Brest et son agglomération ont reçu des précipitations d’une importance inédite, ayant occasionné des dégâts nombreux mais limités.

La station Météo France de Guipavas avance le chiffre de 105 mm de précipitations entre 5h00 et 14h00 (soit 105 litres d’eau par m²), ce qui est un record pluviométrique pour la saison. A titre de comparaison, il est tombé en 6h deux fois la quantité de pluie qui tombe habituellement en 30 jours durant tout le mois d’octobre !

 4 secteurs ont été particulièrement touchés : Keravelloc, Kerinou, l’Eau Blanche, le Moulin Blanc. Heureusement, les importants travaux de génie hydraulique réalisés ces dernières années dans ces secteurs ont permis d’éviter le pire. Il n’en reste pas moins que ceux-ci n’ont pas été suffisants pour contenir cette pluie cinquantenale. L’inondation a tout de même touché voitures, sous-sols et rez-de-jardin de ces secteurs.

Les dégâts les plus importants sont à déplorer à Kérinou, où la pharmacie et la laverie, entre autres, ont subi l’assaut de la boue et des eaux sales, comme par le passé. D’autres commerçants situés le long du tram (rue Jean Jaurès par exemple) m’ont signalé un effet pervers du chantier : lorsque la chaussée n’est pas revêtue de bitume, l’eau s’infiltre et vient inonder les caves où sont situées les réserves.

Tous les services de la collectivité, en étroite relation avec les pompiers et les forces de l’ordre ont été mobilisés pour faire en sorte de répondre aux différentes situations.

Au regard du caractère tout à fait exceptionnel de cet intempérie, l’état de catastrophe naturelle pourrait être demandé par les maires des communes touchées. Plus personne ne peut à présent ignorer l’importance et l’urgence des adaptations liées au changement climatique, notamment en matière d’aménagement. Je porte cette parole fortement au niveau des groupes de travail pour la révision du PLU et notre Plan Climat Energie Territorial (voir ma note d’il y a quelques mois  »rendre notre économie insubmersible« .)

Enfin, je suis en relation avec Isabelle Le Glas, la maire-adjointe du quartier de Lambézellec, pour entendre et accompagner au mieux les commerçants touchés, avec qui nous nous sentons profondément solidaires.

Et si vous alliez faire les courses à Kérinou et à Jaurès pendant ces vacances ? Allez, hop, c’est facile et ça rend service à tout le monde !

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Comment les territoires peuvent-ils tirer profit de la mutation du commerce périurbain ?

Friche industrielle rénovée par la Cie de Phalsbourg à Brest

Friche industrielle "France Boisson" rénovée en ensemble commercial de qualité par la Cie de Phalsbourg à Brest

Le 6 octobre dernier j’étais invitée à intervenir au colloque annuel du Centre National des Centres Commerciaux « Le commerce périurbain : nouvelles centralités et aménagement du territoire ».

 L’étude Cushman et Wakefield divulguée à l’occasion du colloque révèle que le commerce de périphérie représente 72 % du parc français des commerces et qu’il représente une part très importante (42 %) du chiffre d’affaires du commerce de détail en France, soit 170 milliards de CA. C’est également un gros employeur, puisque 689 000 salariés travaillent dans un centre commercial périurbain, soit 45 % du nombre de salariés du commerce de détail.

 L’étude corrèle les chiffres de population résidante en périphérie (55 %) avec la progression du commerce de périphérie, pour affirmer que ce type de commerce organisé, c’est-à-dire les Parcs d’Activités Commerciaux et les Centres Commerciaux, constitue la nouvelle centralité de la ville étalée.

 Je suis en désaccord avec cette hypothèse. Les réalités territoriales sont très contrastées en la matière : si Val d’Europe à Marne La Vallée est, de fait, une centralité pour les habitants périurbains alentours, c’est par défaut de vitalisation des centres villageois historiques, qui révèle une absence de vision publique partagée. Ce n’est pas le cas dans le Pays de Brest, où chaque pôle commercial est hiérarchisé en cohérence avec le pôle urbain auquel il se rattache. Nos communes sont vivantes, et nous n’avons pas besoin de Disneyland pour répondre aux besoins de services, y compris publics, de nos populations !

 L’expérience brestoise de renouvellement urbain de sa zone commerciale de Kergaradec-Hermitage, en lien avec l’arrivée du tramway, intéresse les acteurs nationaux du grand commerce, qui prennent conscience de l’intérêt d’investir dans un territoire où l’urbanisme commercial est entièrement intégré dans le projet urbain, et même au-delà, dans le projet métropolitain de tout le bassin de vie.

 A  cette condition, le grand commerce de périphérie, vecteur d’emplois et de richesses, a toute sa place, en complémentarité avec le commerce des centres-ville, des centres-bourg et des quartiers. Le rôle des élus en la matière est crucial : tenir l’espace public, l’aménagement le plus diversifié possible en matière de fonctions urbaines, la desserte en transports collectifs comprise. Après « no parking, no business », j’espère contribuer à diffuser un nouvel adage (merci Julien Raynal d’Immochan pour la formule…) : « no TC, no PC ! »

 A Brest, nous avons noué des partenariats intéressants avec des investisseurs commerciaux, qui sont aujourd’hui parfaitement à même de s’adapter à nos contraintes d’urbanisme. Paradoxalement, après tout ce qui a été dit sur « la France moche » et nos entrées de ville, la qualité de la ville passe aussi par le grand commerce, qui les moyens de produire de la qualité architecturale, environnementale et paysagère qui a fait défaut durant tant d’années. Il faut en face des élus et des services au clair sur leurs exigences et leur projet urbain, projet urbain élaboré démocratiquement avec la population.

 Un retail park, un centre commercial, une galerie d’hypermarché sont des espaces privés dont le projet n’est pas issu du débat démocratique. Les espaces publics des centralités aménagés et gérés par les collectivités eux le sont. C’était le mot de la fin de mon intervention au colloque : les consommateurs, desquels tout le monde se réclame pour justifier son action, sont aussi des citoyens.

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Les jeunes brestois font de beaux projets : soutenez Breizh-4l

l'équipe brestoise du Breizh-4l 2012

Sebastien Mateo et Thomas Cuillandre sont étudiants en Génie Mécanique et Productique à l'IUT de Brest

Sebastien Mateo et Thomas Cuillandre sont étudiants en Génie Mécanique et Productique à l’IUT de Brest. Fondée en février 2010 et comme en 2011, l’association Breizh-4l sera sur la ligne de départ du 4L TROPHY 2012.

Ils sont en recherche de partenaires pour  trouver les moyens matériels et  financiers qui leur permettront de venir en aide aux populations française et marocaines défavorisées.

L’édition 2011 a connu des retombées médias sans précédent, avec entre autres 56 passages TV, dont le journal de TF1. Nulle doute que l’édition 2012 connaîtra le même succès.

La jeunesse est durement touchée par la crise et l’avenir de nos étudiants dans le monde actuel paraît quelquefois bien sombre. Or, ils sont pleins d’enthousiasme, de générosité, de persévérance. Cela mérite bien un coup de projecteur !

Pour savoir comment les soutenir, en devenant partenaire ou tout simplement en achetant un tee-shirt, visitez leur site internet Breizh-4l

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